Égypte : tout savoir avant de partir (visa, budget, conseils)
Préparer un voyage en Égypte, c’est un peu comme assembler un puzzle géant. Entre le tumulte du Caire, la richesse de Louxor, le rythme lent d’une croisière sur le Nil et la détente en mer Rouge, les options donnent vite le vertige.
Ce n’est pas une destination difficile à aborder, mais c’est un pays particulièrement dense. Pour éviter de se laisser déborder une fois sur place, une bonne feuille de route est indispensable.
Visa, budget, sécurité et itinéraires : voici tout ce qu’il faut savoir pour organiser cette aventure sans mauvaise surprise
L’Égypte en bref
Formalités administratives
Visa : comment ça fonctionne ?
Le visa est obligatoire pour entrer en Égypte. Et bonne nouvelle : c’est très simple.
Option 1 : le visa à l’arrivée
C’est l’option la plus utilisée. En arrivant à l’aéroport, vous payez votre visa environ 25$ (environ 20€). Le paiement se fait en espèces en devise étrangères (euros ou dollars).
Ça prend quelques minutes, mais il peut y avoir un peu d’attente.
Option 2 : le e-visa en ligne
Vous pouvez aussi faire votre visa avant de partir, directement en ligne. Il faut le faire au moins 7 jours avant de partir. Le prix est le même, soit environ 25$ (environ 20€) pour une entrée simple, 60$ (environ 50€) pour des entrées multiples.
C’est plus confortable, surtout si vous voulez éviter l’attente à l’arrivée.
Santé et vaccins
Pas de vaccin obligatoire sauf cas particuliers.
L’info en plus de Kat : Le principal cas concerne la fièvre jaune. Si vous arrivez d’un pays où cette maladie est présente (certaines zones d’Afrique ou d’Amérique du Sud), un certificat de vaccination peut vous être demandé à l’entrée.
Dans la majorité des cas, si vous venez d’Europe, vous n’êtes pas concerné.
Il est souvent recommandé d’avoir simplement ses vaccins classiques à jour et l’hépatite A en plus.
Si vous voyagez longtemps et en dehors des zones touristiques, la typoïdes et l’hépatite B peuvent venir s’ajouter à cette liste – mais idem, cela n’est pas le plus recommandé.
L’hygiène alimentaire
L’eau
C’est là que beaucoup de voyageurs se font surprendre.
L’eau du robinet n’est pas potable. Même si elle peut sembler claire, elle contient des bactéries auxquelles votre organisme n’est pas habitué.
Résultat : ce n’est pas forcément dangereux mais ça peut vous gâcher quelques jours de voyage !
L’eau en bouteille devient donc un réflexe. Pas seulement pour boire, mais aussi pour :
- se brosser les dents
- rincer certains aliments si besoin

Les crudités
Dans certains restaurants, les légumes crus peuvent être lavés avec de l’eau non potable. C’est souvent là que les petits soucis digestifs commencent.
Ce n’est pas une règle absolue, beaucoup de restaurants sont très bien, mais si vous voulez éviter les mauvaises surprises :
- Privilégiez les plats cuits
- Choisissez des endroits fréquentés
- Evitez les choses “limites” quand il fait très chaud
Il en va de même bien sûr pour les glaçons, les jus de fruits vendus dans la rue, etc.
Petite réalité terrain : la fameuse “tourista”, on y échappe rarement totalement mais on peut clairement limiter les dégâts avec ces quelques réflexes !
Sécurité et situations touristiques à connaître
C’est probablement le point le plus mal compris avant un voyage en Égypte et la question la plus posée sur l’Egypte – « Est-ce que ça craint l’Égypte ? ».
Donc tout d’abord, non, l’Égypte n’est pas une destination dangereuse dans les zones touristiques. Il y a bien sûr des zones à éviter Les zones à éviter telles que le nord du Sinaï, les zones frontalières ou encore certaines zones désertiques isolées. Encore une fois, c’est du bon sens.
En revanche, ce qui peut surprendre ce n’est pas l’insécurité, c’est plutôt l’intensité des interactions.
Autour des grands sites (pyramides, temples, souks…), il y a souvent beaucoup de sollicitations : on vous interpelle, on vous propose des services, on insiste parfois un peu.
Et pour bien comprendre ça, il faut aussi avoir en tête un élément important : la réalité économique du pays.
Le tourisme est une ressource essentielle pour beaucoup de personnes. Dans certaines zones, il représente même une grande partie de l’activité locale. Résultat : les voyageurs sont très sollicités. Pas par malveillance, mais parce que derrière, il y a souvent un enjeu très concret.
Ça se traduit par des propositions fréquentes :
- Vendre quelque chose
- Proposer un service
- Aider spontanément

Les situations classiques
Autour des grands sites, il est courant d’être abordé régulièrement.
Quelqu’un peut engager la conversation, proposer de vous montrer un chemin, vous donner un “conseil” et assez vite, cela peut amener à une demande de pourboire. C’est du bon sens, mais évitez de suivre quelqu’un dans la rue.
Déjà on comprend très vite les interactions en arrivant à l’aéroport.
On nous prend les valises des mains pour les mettre sur les tapis roulants, on nous les tire des mains pour les rentrer dans les voitures etc. Bien sûr, on nous demande un pourboire dès que la valise est posée.
Insistez simplement et gentiment pour porter vous-même vos valises et débrouillez-vous comme vous l’auriez fait dans n’importe quel pays.
Quelqu’un vous aide à prendre une photo, vous guide quelques mètres, vous accompagne… et attend ensuite une compensation.
Les guides improvisés
Vous pouvez aussi croiser des personnes qui se présentent comme guides, sans badge ni autorisation. À éviter.
Non pas forcément pour des raisons de sécurité, mais parce que l’expérience est rarement à la hauteur et peut vite devenir floue sur le prix.
Si vous souhaitez un guide : privilégiez un guide officiel ou réservé à l’avance.
Le bon positionnement
Le plus important, ce n’est pas de se méfier de tout. C’est de trouver le bon équilibre.
Être ouvert, sourire, échanger, sans pour autant dire oui à tout. Dire non simplement, sans se justifier, et continuer son chemin. Il ne faut pas culpabiliser de refuser des propositions, tout en respectant le fonctionnement culturel du pays, tels que les pourboires.
Les pourboires
En Égypte, les pourboires (souvent appelés bakchich) font partie du fonctionnement quotidien. Ce n’est pas un “bonus”, ni quelque chose de réservé aux situations exceptionnelles. C’est une manière normale de remercier un service, même simple.
Au début, ça peut surprendre. On a parfois l’impression de devoir donner tout le temps mais en réalité, on comprend vite les moments où c’est attendu et normal.
Par exemple, il est courant de laisser un pourboire :
- à un guide après une visite
- à un chauffeur (même pour un trajet court)
- à quelqu’un qui vous aide avec vos bagages si vous en avez besoin
- à un employé d’hôtel (ménage, réception…)
- à une personne qui vous rend un petit service sur un site
Ce ne sont pas forcément de grosses sommes. Quelques livres égyptiennes suffisent dans la plupart des cas.

Dans mon sac à dos, il y a…
Le kit spécial chaleur
SE PROTÉGER DU SOLEIL
En Égypte, le vrai sujet, ce n’est pas le froid… c’est le soleil.
Même en hiver, il peut taper fort, surtout dans le sud (Louxor, Assouan, Abou Simbel).
Prévoyez :
Ça paraît évident, mais sur place, ça change vraiment vos journées.

UNE GOURDE (ET BEAUCOUP D’EAU)
On boit beaucoup plus que d’habitude. Entre la chaleur et les visites, la déshydratation arrive vite.
Une gourde + des bouteilles d’eau (minérales) = combo indispensable.
Le kit visites & temples
UN FOULARD OU UN VÊTEMENT LÉGER
Très utile pour :
- Couvrir ses épaules dans certains lieux
- Se protéger du soleil
Léger, pratique, et toujours utile dans le sac.
DES CHAUSSURES CONFORTABLES
Les sites sont immenses.
On marche beaucoup, souvent sur du sable, de la pierre, parfois irrégulier.
Oubliez les chaussures “juste jolies”.
UN SAC LÉGER POUR LA JOURNÉE
Les journées sont longues.
Entre eau, crème solaire, téléphone, billets… Avoir un petit sac pratique change tout.
Le kit pratique
UNE BATTERIE EXTERNE
Les journées commencent tôt et finissent tard. Entre photos, GPS, billets, WhatsApp…Le téléphone ne tient pas toujours.
UN ADAPTATEUR DE PRISE
Pas toujours nécessaire, mais utile selon les hôtels. Petit objet, gros confort.
DU CASH (BEAUCOUP PLUS QUE VOUS NE PENSEZ)
Le cash est omniprésent. Pour les pourboires, les petits achats, certains transports… Toujours avoir des petites coupures sur soi.
Le kit santé
UNE TROUSSE DE BASE
Rien de compliqué, mais très utile :
- médicaments classiques
- anti-douleurs
- traitement digestif
- gel hydroalcoolique
Parce que chercher une pharmacie en plein milieu d’une visite… ce n’est jamais le bon moment.
Quand partir en Égypte ?
La meilleure période pour visiter l’Indonésie se situe généralement entre octobre et avril, pendant la saison où les températures sont encore agréables.
Les conditions sont idéales pour :
- Les visites
- Les températures autour de la Mer Rouge
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Janv. |
Fév. |
Mars |
Avril |
Mai |
Juin |
Juil |
Août |
Sept |
Oct |
Nov |
Déc |
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Argent : gérer son budget sur place
La monnaie locale est la livre égyptienne (EGP).
Le cash reste très utilisé
En Égypte, le cash fait vraiment partie du quotidien.
Même si la carte est acceptée dans certains hôtels ou restaurants, beaucoup de dépenses se font encore en espèces.
Et surtout, le pays fonctionne beaucoup autour des pourboires.
Entre les petits services, les transports, les visites… avoir du cash sur soi simplifie énormément le voyage.
Les distributeurs (ATM)
On trouve des distributeurs assez facilement dans les grandes villes comme Le Caire, Louxor ou Assouan.
En revanche, les plafonds de retrait sont souvent limités. Comptez en général entre 2 000 et 5 000 livres égyptiennes par retrait (environ 60 à 150€). Il faut souvent retirer plusieurs fois.
Le conseil des Voyageries : privilégiez les distributeurs dans les banques ou les hôtels qui sont souvent plus fiables.
Les cartes bancaires de voyage
Les cartes comme :
- Revolut
- N26
- Boursorama
- Fortuneo
sont très pratiques pour limiter les frais de change.

5 erreurs de débutants à éviter
Sous-estimer la chaleur
Même en hiver, le soleil est présent, et certaines visites (comme la Vallée des Rois ou Abou Simbel) se font en plein désert. Résultat : fatigue rapide, visites écourtées… alors que tout se joue dans le confort.
Ne pas prévoir assez de cash
Entre les pourboires, les petits services, certains transports ou achats…on utilise beaucoup plus d’espèces que prévu.
Sous-estimer les distances
Dans la réalité, entre la circulation, les contrôles et les départs matinaux… les journées peuvent être longues.
Boire l’eau du robinet
En dehors du Caire, il est préférable de favoriser de l’eau en bouteille !
Quel budget 10-15 jours en Égypte ?
L’Égypte, destination pas chère ?
L’Égypte a cette réputation de destination “pas chère” et c’est en partie vrai.
Sur place, la vie quotidienne reste très accessible : un repas local coûte peu, les taxis sont abordables, certains hôtels sont très corrects pour un prix raisonnable.
Mais là où le budget monte vite, c’est ailleurs.
Les entrées de sites, déjà. Chaque temple, chaque tombe, chaque site a son ticket et quand on en visite plusieurs par jour, ça s’accumule très vite.
Ensuite, les transports. Les vols internes entre Le Caire, Louxor et Assouan sont pratiques mais pas toujours donnés. Même chose pour les chauffeurs privés ou certaines excursions.
Et bien sûr, la croisière sur le Nil qui est une expérience incroyable mais souvent l’un des plus gros postes de dépenses.
Postes de dépenses
Pour un itinéraire classique incluant Le Caire, Louxor, Assouan, Abou Simbel et quelques jours en mer Rouge (type Hurghada), voici une estimation réaliste.
|
Type de dépense |
Montant |
|---|---|
|
Visa |
22€ |
|
Vol interne Le Caire – Louxor |
80 à 150€ |
|
Entrées de sites (global) |
150 à 250€ |
|
Guide privé (optionnel) |
30 à 80€ / jour |
|
Excursion Abou Simbel |
80 à 120€ |
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Croisière sur le Nil (3-4 jours) |
250 à 600€ |
|
Hébergement (par nuit) |
30 à 100€ |
|
Repas (par jour) |
10 à 25€ |
|
Hôtel Mer Rouge (par nuit) |
40 à 120€ |
|
Journée plongée Mer Rouge |
40 à 70€ |
|
20 à 30€ |
La plongée est clairement l’une des meilleures expériences en Égypte. La mer Rouge est réputée dans le monde entier pour ses récifs et sa biodiversité.
Pour 10 à 15 jours, Le Caire / Louxor / Assouan / Abou Simbel / 3 à 5 jours à Hurghada, il faut compter environ : 1200 à 2 000€ par personne hors vols internationaux
L’avis des Voyageries
L’Égypte n’est pas un voyage de tout repos. Pas dans le sens difficile… mais dans le sens intense.
Les journées commencent tôt, les visites s’enchaînent, les trajets peuvent être longs, et l’énergie demandée est réelle. Mais c’est aussi ce qui rend ce voyage particulier.
Parce qu’entre deux réveils matinaux ou une journée bien remplie, il y a toujours un moment qui marque :
Un temple presque vide au lever du soleil, une navigation sur le Nil, ou simplement la sensation d’être face à quelque chose de très ancien.
Ce n’est pas forcément le voyage le plus reposant mais c’est clairement l’un de ceux qui laisse le plus de traces.
