Tasmanie : que faire sur l’île la plus sauvage d’Australie ?
La Tasmanie, c’est un peu l’Australie version brute. Moins de monde, plus de nature, et cette impression constante d’être au bout du monde, dans le bon sens du terme. Ici, les routes serpentent entre forêts primaires, plages désertes et montagnes sauvages, avec parfois plus de wombats que d’humains sur le chemin.
Pas de grandes villes, pas de plages bondées, pas de skyline. Ici, tout est plus calme. Plus sauvage. Parfois même un peu déroutant.
Située au sud du pays, cette île isolée concentre certains des paysages les plus impressionnants d’Australie : montagnes, forêts denses, côtes déchiquetées… et cette sensation constante d’être loin de tout.
On ne vient pas en Tasmanie par hasard. Et ce n’est clairement pas une destination “facile”. Les distances sont longues, la météo change vite, et les infrastructures sont plus limitées qu’ailleurs.
Mais entre randonnées dans des parcs nationaux spectaculaires, rencontres improbables avec la faune locale (oui, le fameux diable de Tasmanie existe vraiment), et petits villages hors du temps, l’île offre une expérience à part dans un voyage en Australie.
Dans ce guide complet de la Tasmanie, on vous partage tout ce qu’il faut savoir pour organiser votre voyage : que faire, itinéraire, combien de jours prévoir, budget, conseils… et surtout comment profiter pleinement de cette île à part.
La Tasmanie en bref
La voyagerie de Nath en Tasmanie
On est arrivés en Tasmanie en avion, avec une arrivée à Hobart. Dès la sortie, le changement est assez net : plus frais, plus humide, et surtout cette impression d’arriver dans un endroit beaucoup plus vert, presque comme une grande forêt.
On a commencé par le musée MONA (Museum of Old and New Art), assez à part, un peu déroutant mais intéressant. Rien à voir avec le reste du voyage, mais ça vaut le détour si on passe par Hobart.
Ensuite, direction Port Arthur Historic Site. Ancien bagne, ambiance assez lourde, et étonnamment… il faisait très chaud ce jour-là, avec peu d’ombre. La visite reste impressionnante, autant pour l’histoire que pour le lieu en lui-même.
Gros coup de cœur ensuite pour Cradle Mountain. On dormait dans des petits bungalows en bois, en pleine forêt, avec une vraie ambiance “camping” mais confortable.
Le coin est vraiment beau : un lac hyper calme, des randonnées accessibles, et pas tant de monde que ça. On a même tenté une montée un peu plus sportive, avec des chaînes accrochées à la roche pour s’aider à grimper, pas forcément prévu, mais assez drôle à faire.
Globalement, la Tasmanie a ce côté un peu brut. Tout ferme tôt, l’ambiance est assez tranquille, et les gens ne sont pas forcément les plus expansifs. Ça participe un peu au décor. (Même si ça reste un peu plus vivant que Kangaroo Island.)
Et puis il y a le moment où on voit notre premier diable de Tasmanie. Une petite boule de poils, pas très grande, mais avec des dents impressionnantes. Ça peut manger quasiment n’importe quoi.
Le nom vient d’ailleurs de là : les premiers colons entendaient leurs cris la nuit, assez inquiétants, et les ont surnommés “devils”.
Aujourd’hui, ils sont plus rares qu’on pourrait le penser. Ils souffrent d’une maladie transmissible (un cancer facial) qu’ils se transmettent en se mordant. Résultat : la population a beaucoup diminué, et ils sont souvent protégés dans des réserves ou des parcs pour éviter qu’ils disparaissent complètement.
Pourquoi aller en Tasmanie ?
Aller en Tasmanie, c’est faire un pas de côté par rapport à l’Australie “classique”. Ici, pas de grandes métropoles ni de plages bondées : on vient pour le silence, les grands espaces… et ce petit frisson d’être vraiment loin de tout.
Pour la nature, la vraie
La Tasmanie, c’est l’un des derniers territoires vraiment sauvages accessibles. Des forêts primaires, des montagnes brumeuses, des plages désertes sans aucune construction à l’horizon. Par moments, on a presque l’impression d’être seul au monde, et honnêtement, ça fait un bien fou.
Pour la faune qu’on ne voit nulle part ailleurs
Diable de Tasmanie, wombats, wallabies… Ici, les rencontres ne sont pas dans des zoos mais au détour d’une route ou d’un sentier. Petit conseil : roulez doucement en fin de journée, c’est là que ça s’active.
Pour un road trip sans filtre
Les distances sont courtes sur la carte… mais les routes prennent leur temps. Et c’est tant mieux. Chaque détour réserve une surprise : une crique turquoise, un point de vue improbable, un café perdu au milieu de nulle part. C’est le genre d’endroit où on accepte de ne pas tout contrôler.
Pour déconnecter vraiment
Peu de réseau, peu de foule, peu de bruit. La Tasmanie oblige à ralentir, à regarder autour, à profiter. C’est une destination parfaite si vous cherchez à couper sans forcément partir à l’autre bout du monde (bon, si, quand même un peu !).
Pour une Australie différente
Si vous avez déjà fait Sydney ou la côte Est, la Tasmanie apporte un contraste total. Plus brute, plus fraîche, plus authentique. Une autre facette du pays, souvent préférée par ceux qui l’ont découverte.
En résumé : encore une fois, ne vient pas en Tasmanie pour cocher des cases, mais pour vivre une vraie expérience. Et c’est souvent ce qui en fait le meilleur souvenir du voyage.

Un peu d’histoire sur la Tasmanie
La Tasmanie, ce n’est pas juste des paysages sauvages, c’est aussi une histoire dense, parfois fascinante, parfois franchement sombre.
Une île habitée depuis des millénaires
Bien avant l’arrivée des Européens, la Tasmanie était occupée par les peuples aborigènes, appelés aujourd’hui les Palawa. Ils vivaient ici depuis plus de 40 000 ans, en totale connexion avec la nature. L’isolement de l’île (séparée du continent depuis la fin de la dernière ère glaciaire) a façonné une culture unique, différente de celle des Aborigènes du reste de l’Australie.
1642 : découverte côté européen
C’est le navigateur néerlandais Abel Tasman qui “découvre” l’île en 1642. À l’époque, il la nomme Van Diemen’s Land. Le nom actuel, Tasmanie, ne sera adopté que bien plus tard, en 1856.
Un passé colonial violent
La colonisation a eu des conséquences dramatiques pour les populations aborigènes locales. Les conflits entre colons et Palawa — appelés la Black War — ont presque anéanti les habitants d’origine au XIXe siècle. C’est une partie de l’histoire encore très sensible aujourd’hui, mais essentielle pour comprendre l’île.
Aujourd’hui : mémoire et renaissance
La Tasmanie moderne reconnaît de plus en plus cet héritage. La culture aborigène connaît un renouveau, et de nombreux sites mettent en lumière cette histoire, avec une approche plus respectueuse et éducative.
En voyage, on ressent encore ce mélange : une île incroyablement belle, mais avec une profondeur historique qui donne une autre dimension à ce que l’on voit.
Que faire en Tasmanie ? Les incontournables
La Tasmanie, ce n’est pas une destination où on “visite” à la chaîne. Ici, chaque arrêt est une expérience. Et même si l’île est petite sur la carte, elle concentre une diversité de paysages assez folle. Voici les incontournables à intégrer dans ton itinéraire, sans forcément chercher à tout cocher.
Cradle Mountain : la Tasmanie carte postale (mais en mieux)
C’est probablement l’image la plus connue de l’île — et pour une fois, ce n’est pas surcoté. Entre le lac Dove, les sommets escarpés et les forêts profondes, le décor est presque irréel.
À faire :
- La boucle autour de Dove Lake (accessible et magnifique)
- Une randonnée plus sportive si tu veux t’enfoncer dans le parc
- Observer les wombats au coucher du soleil (moment magique)
Le conseil des Voyageries : Arrivez tôt ou dormez sur place, le coin est pris d’assaut en journée !

Freycinet & Wineglass Bay : le contraste parfait
D’un côté, une mer turquoise. De l’autre, des collines rosées. Et au milieu, l’une des plus belles plages d’Australie.
À faire :
- Le point de vue sur Wineglass Bay (incontournable)
- Descendre sur la plage pour en profiter vraiment
- Continuer vers Hazards Beach pour éviter la foule
L’anecdote des Voyageries : vue d’en haut, la baie a vraiment la forme d’un verre à vin, d’où son nom.

Bay of Fires : des couleurs irréelles
C’est souvent un coup de cœur inattendu. Des rochers orange vif, une eau translucide, et quasiment personne autour.
À faire :
- Longer la côte en voiture
- S’arrêter dès qu’un spot nous plaît (et il y en a beaucoup)
- Profiter d’un coucher de soleil, ambiance folle
Ici, pas besoin de programme. C’est le genre d’endroit où on se laisses porter.

Bruny Island : sauvage, gourmande, inoubliable
Accessible en ferry depuis Hobart, cette île coche toutes les cases : paysages bruts, faune, et… bonne bouffe.
À faire :
- Le Neck (isthme ultra photogénique)
- Voir des phoques ou des oiseaux marins
- Goûter aux produits locaux (fromages, huîtres, chocolat)
Parfait sur 1 à 2 jours, surtout si on veut ralentir un peu le rythme.

Port Arthur : immersion dans le passé
Changement d’ambiance. Ici, on plonge dans l’histoire pénitentiaire de la Tasmanie, et c’est lourd de sens.
À faire :
- Visiter les ruines du site
- Faire la visite guidée (vraiment intéressante)
- Explorer les alentours, très beaux aussi
C’est dense, prendre le temps est important. Ce n’est pas juste une “visite rapide”.

Hobart : la capitale à taille humaine
Souvent sous-estimée, Hobart est pourtant une super surprise. Entre port, galeries et ambiance détendue, on s’y sent bien.
À faire :
- Flâner à Salamanca Place
- Monter au Mont Wellington pour la vue
- Tester quelques bonnes adresses food
C’est aussi une bonne base pour rayonner autour !

Bonus : les pépites moins connues (et souvent préférées)
Si on veut éviter la foule, c’est clairement par ici que ça se passe. Moins fréquentés, plus bruts, ils donnent cette vraie sensation de Tasmanie “hors radar”, et la Tasmanie, c’est aussi ça :
Maria Island : une Tasmanie sans voitures
Ici, pas de circulation, pas de bruit, seulement la nature et les animaux.
On s’y déplace à pied ou à vélo, et on croise facilement wombats, kangourous et oiseaux en liberté. L’île a un côté presque irréel, comme un sanctuaire.
Pourquoi on recommande :
- Une immersion totale dans la faune
- Des paysages variés sur une petite surface
- Une vraie sensation de déconnexion
Idéal sur une journée ou avec une nuit sur place pour profiter du calme.

Tarkine Drive : la Tasmanie la plus sauvage
Le Tarkine, au nord-ouest, est l’une des plus grandes forêts tempérées intactes au monde. Et pourtant, très peu de voyageurs s’y aventurent.
Ce qui rend l’endroit unique :
- Une nature dense et brute
- Des routes isolées
- Une impression d’exploration permanente
À savoir : certaines routes peuvent être en mauvais état, vérifier les conditions avant.
Mount Field National Park : cascades et forêts anciennes
Souvent éclipsé par Cradle Mountain, Mount Field mérite pourtant largement une halte.
À faire :
- Voir Russell Falls, très accessible
- Marcher sous les plus grands arbres de l’île
- Explorer les sentiers moins fréquentés
Parfait si l’on veut un aperçu de la nature tasmanienne sans trop s’éloigner.

Tasman Peninsula : falaises et paysages spectaculaires
Moins connue que les grands parcs, cette péninsule offre pourtant certains des paysages côtiers les plus impressionnants.
À faire :
- Admirer les falaises vertigineuses
- Voir les formations naturelles comme Tasman Arch
- Explorer les sentiers le long de la côte
Combine parfaitement avec la visite de Port Arthur.
Lake St Clair : calme absolu
Souvent dans l’ombre de Cradle Mountain, ce lac offre une ambiance totalement différente.
Pourquoi y aller :
- Moins de monde
- Paysages apaisants
- Point de départ de belles randonnées
Idéal pour ralentir et terminer un road trip en douceur.

Itinéraire en Tasmanie : 5, 7, ou 10 jours
La Tasmanie est petite… sur la carte. En réalité, les routes sont sinueuses, les paysages donnent envie de s’arrêter tout le temps, et les temps de trajet sont souvent sous-estimés. Le mot d’ordre ici : ne pas être trop ambitieux.
Voici trois itinéraires adaptés selon votre temps sur place.
Les distances principales
- Hobart → Freycinet (environ 200 km / 2h30 à 3h de route)
- Freycinet → Bay of Fires (environ 150 km / 2h30 de route)
- Bay of Fires → Launceston (environ 180 km / 2h30 à 3h de route)
- Launceston → Cradle Mountain (environ 150 km / 2h30 de route)
- Hobart → Port Arthur (environ 95 km / 1h30 de route)
- Hobart → Bruny Island (ferry inclus) (environ 2h au total)
À garder en tête : en Tasmanie, on roule rarement vite. Les routes sont sinueuses, la météo peut changer rapidement, et on a souvent envie de s’arrêter toutes les 10 minutes.
Itinéraire 5 jours : l’essentiel (mais rythmé)
Idéal si vous avez peu de temps et que vous souhaitez voir les grands incontournables sans trop vous éparpiller.
- Jour 1 : Hobart – Arrivée, découverte de la ville, Salamanca Place, montée au Mont Wellington.
- Jour 2 : Hobart → Freycinet – Route vers la côte Est, randonnée jusqu’au point de vue de Wineglass Bay.
- Jour 3 : Freycinet → Bay of Fires → Launceston – Exploration de la côte, arrêts libres le long de la Bay of Fires, nuit à Launceston.
- Jour 4 : Launceston → Cradle Mountain – Route vers les montagnes, premières balades autour de Dove Lake.
- Jour 5 : Cradle Mountain → retour – Dernières randonnées puis retour.
Itinéraire 7 jours : le bon équilibre
Le format le plus recommandé pour découvrir la Tasmanie à un rythme agréable, sans courir.
- Jour 1 : Hobart – Arrivée et découverte tranquille de la ville.
- Jour 2 : Hobart → Bruny Island → Hobart – Excursion sur l’île, nature et produits locaux.
- Jour 3 : Hobart → Freycinet – Route vers la côte Est, arrêt à Wineglass Bay.
- Jour 4 : Freycinet → Bay of Fires – Exploration des plages et de la côte.
- Jour 5 : Bay of Fires → Launceston – Route plus calme avec quelques stops.
- Jour 6 : Launceston → Cradle Mountain – Direction les reliefs, randonnée.
- Jour 7 : Cradle Mountain → retour – Derniers paysages avant départ.
Itinéraire 10 jours : pour vraiment en profiter
Parfait si vous voulez explorer en profondeur et intégrer des endroits plus sauvages et moins touristiques.
- Jour 1 : Hobart – Arrivée et première découverte.
- Jour 2 : Hobart → Bruny Island → Hobart – Journée nature et gastronomie.
- Jour 3 : Hobart → Tasman Peninsula – Falaises, formations naturelles et visite de Port Arthur.
- Jour 4 : Tasman Peninsula → Freycinet – Route vers la côte Est.
- Jour 5 : Freycinet – Journée complète entre randonnée et plages.
- Jour 6 : Freycinet → Bay of Fires – Exploration libre de la côte.
- Jour 7 : Bay of Fires → Launceston – Route avec arrêts.
- Jour 8 : Launceston → Maria Island (option) – Journée dédiée à la faune et nature.
- Jour 9 : Launceston → Cradle Mountain – Route vers les montagnes.
- Jour 10 : Cradle Mountain → Lake St Clair / retour – Fin en douceur.
Quand partir en Tasmanie ?
La Tasmanie peut se visiter toute l’année, mais le climat y est beaucoup plus changeant que sur le reste de l’Australie. On peut facilement avoir du soleil, du vent et de la pluie… dans la même journée.
Été (décembre à février)
C’est la période la plus agréable pour voyager.
- Températures douces (20 à 25°C en moyenne)
- Journées longues
- Conditions idéales pour les randonnées et la côte
C’est aussi la haute saison : plus de monde, logements à réserver en avance.
Automne (mars à mai)
Une saison souvent sous-estimée, mais très belle.
- Moins de touristes
- Lumières superbes
- Forêts qui changent de couleur, surtout autour de Cradle Mountain
Très bon compromis entre météo et tranquillité.
Hiver (juin à août)
Une ambiance complètement différente.
- Températures fraîches (parfois proches de 0°C en montagne)
- Possibilité de neige
- Paysages plus bruts, plus sauvages
Certaines randonnées peuvent être plus difficiles, voire fermées.
Printemps (septembre à novembre)
Une période agréable, mais un peu imprévisible.
- Nature qui reprend vie
- Moins de monde qu’en été
- Météo variable
Bien pour voyager hors saison, en acceptant de s’adapter.

Voir des animaux en Tasmanie
La Tasmanie est l’un des meilleurs endroits en Australie pour observer des animaux sauvages en liberté. Ici, pas besoin de safari organisé : les rencontres se font souvent au détour d’une route ou d’un sentier.
Mais il y a quand même quelques règles à connaître pour maximiser ses chances, et éviter les mauvaises surprises.
Les animaux que l’on peut voir facilement
Les wombats
C’est souvent le coup de cœur. Ces petits “oursons” trapus sont assez faciles à observer, surtout en fin de journée dans certaines zones comme Cradle Mountain ou Maria Island.

Les wallabies et kangourous
Très présents sur toute l’île, on en voit régulièrement, parfois même sur les plages au coucher du soleil.

Le diable de Tasmanie
Plus discret et nocturne, il est beaucoup plus difficile à observer dans la nature. On peut en voir dans des sanctuaires ou avec un peu de chance, en soirée.

Les oiseaux et la faune marine
Perroquets, oiseaux marins, phoques… la diversité est impressionnante, notamment sur la côte et autour de Bruny Island.
Où voir des animaux en Tasmanie ?
- Maria Island → probablement le meilleur spot pour voir beaucoup d’animaux facilement
- Cradle Mountain → idéal pour les wombats
- Bruny Island → oiseaux, phoques et parfois dauphins
- Bay of Fires → wallabies au coucher du soleil
Globalement, plus on s’éloigne des villes, plus les chances augmentent.
Les meilleurs moments pour observer la faune
- Tôt le matin
- En fin de journée / au coucher du soleil
C’est à ces moments-là que les animaux sont les plus actifs.
Les conseils à vraiment garder en tête
- Rouler lentement le soir → énormément d’animaux traversent les routes
- Ne pas s’approcher → on reste sur de l’observation, pas d’interaction
- Rester discret → bruit et agitation les font fuir
- Prévoir une lampe frontale si vous cherchez à observer au crépuscule
Ce qui caractérise la Tasmanie, ce n’est pas seulement de voir des animaux… c’est de les voir dans un environnement totalement sauvage, sans barrière, sans mise en scène. Et ça change tout.
Où loger en Tasmanie ?
En Tasmanie, le choix du logement change vraiment l’expérience. On ne loge pas juste “pour dormir” : certains endroits font clairement partie du voyage.
Le plus important à comprendre : il vaut mieux changer de logement plusieurs fois plutôt que rester au même endroit, surtout pour un road trip.
Les meilleures zones où loger
Hobart
Idéal pour débuter ou terminer le voyage
- Base parfaite pour explorer le sud
- Restaurants, cafés, ambiance sympa
- Bon choix d’hébergements
1 à 2 nuits suffisent généralement
Freycinet / Coles Bay
Pour être au plus près de Wineglass Bay
- Accès direct au parc national
- Cadre exceptionnel, entre mer et montagne
- Peu d’options → réserver tôt
Dormir sur place change vraiment l’expérience.
Bay of Fires / St Helens
Pour profiter de la côte Est
- Ambiance plus sauvage
- Logements souvent face à la mer
- Parfait pour ralentir
Bonne étape entre Freycinet et le nord.
Launceston
Une pause pratique au nord
- Ville agréable, plus calme que Hobart
- Bon point de chute logistique
- Plus de choix et souvent moins cher
Idéal pour couper le trajet.
Cradle Mountain
Pour une immersion totale en pleine nature
- Lodges, cabanes, hôtels au cœur du parc
- Accès direct aux randonnées
- Expérience très différente du reste du voyage
Les hébergements vont de cabanes simples à lodges haut de gamme en pleine nature

Les types de logements à privilégier
En Tasmanie, l’offre est variée et souvent très qualitative :
- Lodges en pleine nature → immersion totale, souvent mémorable
- Cabins / tiny houses → parfait pour une expérience plus locale
- Hôtels en ville → pratiques pour les étapes
- Campings & vans → très populaire pour les road trips
On trouve aussi beaucoup d’hébergements atypiques : cabanes design, retraites isolées, logements en pleine forêt ou face à l’océan
Ce qu’il faut vraiment anticiper
- Réserver en avance en été → certaines zones ont très peu d’options
- Ne pas sous-estimer les distances → éviter de faire trop de route matin et soir
- Vérifier l’emplacement exact → certains logements sont très isolés
Conseils pratiques pour visiter la Tasmanie
La Tasmanie est une destination facile à organiser… à condition de connaître quelques spécificités. Voici les points vraiment utiles à anticiper avant de partir.
Se déplacer en Tasmanie
La voiture est indispensable.
- Les transports en commun sont très limités
- Certains spots sont complètement isolés
- Les distances sont trompeuses (routes sinueuses, pauses fréquentes)
Compter souvent plus de temps que prévu entre deux points.
À savoir : on roule à gauche, mais les routes sont globalement peu fréquentées.
Conduite et sécurité
C’est probablement le point le plus important sur place.
- Beaucoup d’animaux sur les routes, surtout à l’aube et au coucher du soleil
- Routes parfois étroites et sinueuses
- Peu d’éclairage en dehors des villes
Adapter sa vitesse est essentiel, surtout en fin de journée.
Essence et ravitaillement
Certaines zones sont très peu desservies.
- Stations-service rares dans certaines régions
- Peu de commerces dans les zones reculées
Faire le plein dès que possible, sans attendre d’être à sec.
Météo : le vrai facteur à anticiper
ILe climat en Tasmanie est imprévisible.
- Changements rapides (soleil, pluie, vent)
- Températures fraîches, même en été
- Conditions très variables selon les régions
Toujours prévoir plusieurs couches de vêtements.
Réseau et connexion
- Couverture mobile correcte autour des villes
- Très limitée, voire inexistante dans certains parcs
Télécharger ses cartes à l’avance (Google Maps hors ligne par exemple).
Budget
La Tasmanie est globalement dans la moyenne australienne, mais :
- Logements parfois chers dans les zones touristiques
- Essence et location de voiture à prévoir
- Restaurants plus rares → moins de concurrence
Compter environ 100 à 180€ / jour / personne selon le niveau de confort.
Réservations
- Indispensables en haute saison (été australien)
- Certains hébergements sont très limités
Anticiper surtout pour Cradle Mountain et Freycinet.

Comment intégrer la Tasmanie dans un voyage en Australie ?
La Tasmanie ne se traverse pas “par hasard”. C’est une étape à part, qui demande un peu d’organisation, mais qui s’intègre très bien dans un itinéraire en Australie.
Depuis où rejoindre la Tasmanie ?
Le plus simple est de passer par avion.
Les vols arrivent principalement à Hobart ou Launceston.
Melbourne est clairement la meilleure porte d’entrée : plus de vols, souvent moins chers, et logique dans un itinéraire sur la côte Est.
Ferry ou avion ?
Deux options existent, mais elles ne se valent pas vraiment.
L’avion (le plus simple)
- Rapide
- Souvent abordable
- Idéal pour un road trip classique
Le ferry (Spirit of Tasmania)
- Départ de Melbourne
- Permet d’embarquer avec son véhicule
- Traversée de nuit (~10h)
En pratique, la grande majorité des voyageurs choisit l’avion.
À quel moment l’intégrer dans son itinéraire ?
Trois options fonctionnent bien :
1. Entre Melbourne et la Great Ocean Road → Parfait pour enchaîner avec un road trip dans le sud
2. Après Sydney (en coupure nature) → Idéal pour changer totalement d’ambiance après la côte Est
3. En voyage dédié → Si l’on veut vraiment prendre son temps et ne pas surcharger
Notre avis sur la Tasmanie
La Tasmanie donne vraiment l’impression de changer de pays.
On est toujours en Australie, mais les paysages n’ont pas grand-chose à voir. Là où le reste du pays est souvent plus sec et plus spectaculaire, la Tasmanie est plus verte, plus douce. Pas une jungle, plutôt une végétation qui rappelle l’Europe : des forêts, des lacs, des randonnées.
Ce n’est pas forcément un incontournable en soi dans un voyage en Australie. On peut très bien construire un itinéraire sans y passer. Mais c’est une parenthèse à part, avec une ambiance complètement différente.
Et il y a quand même un “personnage” qui rend l’île unique : le diable de Tasmanie. C’est le seul endroit au monde où on peut en voir à l’état sauvage. Rien que pour ça, ça reste une destination qui vaut le coup.
À côté de ça, on croise aussi pas mal d’animaux, souvent sans les chercher, et c’est ce qui rend le voyage assez vivant.
Par moments, ça fait penser à Kangaroo Island, mais en plus grand, plus varié, avec plus de choses à explorer.
