Que faire à Zanzibar ? Guide complet pour visiter l’île aux épices
Située au large de la Tanzanie, Zanzibar est l’une des destinations les plus emblématiques d’Afrique de l’Est.
Souvent associée à une extension de safari, l’île évoque immédiatement des plages de sable blanc, une eau turquoise et une atmosphère tropicale propice au repos.
Mais Zanzibar ne se résume pas à une simple destination balnéaire.
Composée de plusieurs zones aux ambiances très différentes ; entre plages animées au nord, lagons soumis aux marées sur la côte est et centre historique classé au patrimoine mondial, l’île offre une diversité d’expériences bien plus riche qu’il n’y paraît.
Ici, le rythme est dicté par les marées, les déplacements prennent du temps, et le choix de la zone dans laquelle séjourner influence directement l’expérience de voyage.
Entre détente, exploration, culture et activités nautiques, Zanzibar peut aussi bien se découvrir en quelques jours qu’en véritable séjour à part entière.
Dans ce guide, nous détaillons que faire à Zanzibar, les différentes régions de l’île, les expériences à ne pas manquer ainsi que nos conseils pour organiser un itinéraire cohérent et profiter pleinement du séjour.
Zanzibar en bref
Notre voyagerie à Zanzibar
On arrive à Zanzibar par les airs, en général. L’avion descend sur une île plate, cerclée d’un bleu qui vire au vert à mesure qu’on s’approche. À l’atterrissage, l’air chaud et humide entre par la porte de l’appareil, et quelque chose change de rythme immédiatement.
Stone Town, la première nuit
On a commencé à Stone Town, comme la plupart des gens. Dix minutes depuis l’aéroport, et on est dans un autre monde. Les rues n’ont pas de nom. Ou plutôt, si — mais personne ne les utilise vraiment. On se perd, c’est inévitable, et c’est exactement ce qu’il faut faire. Les portes sculptées, les moucharabiehs, les odeurs de cumin et de clou de girofle qui flottent depuis les étals. À la tombée de la nuit, le marché de Forodhani s’anime sur le bord de mer : des dizaines de stands de grillades, des langoustes, du maïs, des brochettes de poulpe. On s’installe avec un plateau et on regarde la ville s’endormir côté mer.
C’est une des meilleures introductions possible à Zanzibar. Et c’est aussi là qu’on comprend que l’île n’est pas qu’une destination balnéaire.
La côte est, le temps long
Quelques jours à Paje. Le lagon, à marée haute, est d’une profondeur de genou — calme, tiède, presque irréel. À marée basse, la mer recule si loin qu’on peut marcher pendant quinze minutes dans le sable mouillé sans avoir de l’eau aux chevilles. Des femmes récoltent des algues dans ce qui était de l’eau une heure avant. Des gamins courent sur la plage avec un ballon.
C’est déconcertant la première fois. Et puis on s’adapte au rythme des marées ; on planifie la baignade, les sorties, les repas en fonction de l’eau. Ça ralentit tout. C’est souvent ce qu’on cherchait sans le savoir.
Le nord, la carte postale
Nungwi, dernière étape. Là, pas de marée à gérer ; l’eau est là, accessible, translucide, du matin au soir. L’ambiance est plus développée, plus animée, plus touristique aussi. Mais la sortie en bateau vers Mnemba, à l’aube, avec le masque et le tuba dans un eau à 28°C et des bancs de poissons-clowns à portée de main : ça, on ne l’oublie pas vite.
Pourquoi aller à Zanzibar ?
Zanzibar fait partie de ces destinations qui évoquent immédiatement l’évasion. Une île posée dans l’océan Indien, longtemps carrefour de cultures et de routes commerciales, aujourd’hui connue pour ses plages et ses paysages tropicaux.
Mais au-delà des images, c’est surtout la diversité de l’expérience qui rend Zanzibar intéressante. (👉Intégrer Zanzibar ET un safari)
Des plages parmi les plus belles d’Afrique de l’Est
Zanzibar offre une grande variété de plages, avec des ambiances très différentes selon les côtes.
Au nord, certaines plages permettent de se baigner toute la journée, avec une eau calme et translucide. À l’est, les marées dessinent des paysages changeants, alternant entre lagons peu profonds et étendues de sable à perte de vue.
Cette diversité permet d’adapter son séjour selon ses attentes : baignade, détente, longues marches ou simple contemplation.
Des fonds marins accessibles et riches
Les eaux qui entourent Zanzibar sont particulièrement propices au snorkeling et à la plongée.
Sans forcément partir loin, il est possible d’observer des poissons tropicaux, des coraux et parfois des tortues. Certains spots, comme ceux autour de l’atoll de Mnemba, sont réputés pour leur clarté et leur biodiversité.
C’est une destination accessible, même sans être plongeur expérimenté.
Une richesse culturelle souvent sous-estimée
Zanzibar, et notamment Stone Town, portent les traces d’un passé marqué par les influences arabes, africaines et indiennes.
Entre les portes sculptées, les ruelles étroites et les marchés animés, l’île propose une dimension culturelle qui contraste avec son image balnéaire.
C’est aussi ce mélange qui donne à Zanzibar une identité particulière.
Une destination qui s’adapte à plusieurs rythmes de voyage
Zanzibar peut se vivre de différentes façons.
Certains y viennent pour ralentir, profiter des plages et se reposer. D’autres choisissent de parcourir l’île, découvrir ses villages, ses différentes côtes et varier les expériences.
L’île permet aussi de combiner facilement plusieurs ambiances en un seul séjour, à condition de bien organiser ses déplacements.
Une extension naturelle après un safari en Tanzanie
Zanzibar est souvent intégrée à un itinéraire plus large en Tanzanie.
Après plusieurs jours de safari, l’île offre un contraste intéressant :
un passage d’une expérience intense, tournée vers la faune, à une atmosphère plus calme, tournée vers l’océan.
C’est une combinaison qui marche particulièrement bien, et qui explique en grande partie la popularité de Zanzibar.
Une destination qui demande d’être comprise
Zanzibar séduit facilement, mais peut aussi décevoir si elle est mal abordée.
Toutes les plages ne se ressemblent pas, les marées peuvent surprendre, et certaines zones correspondent mieux à certains types de voyage que d’autres.
C’est précisément pour cela qu’il est important de préparer son séjour en amont.
Bien choisie et bien organisée, Zanzibar offre une expérience complète, entre nature, culture et détente, avec une vraie sensation de déconnexion.

Un peu d’histoire sur Zanzibar
Zanzibar n’est pas seulement une destination balnéaire.
L’île possède une histoire dense, marquée par les échanges commerciaux, les influences culturelles et les rapports de pouvoir qui ont façonné toute la région de l’océan Indien.
Située sur d’anciennes routes maritimes reliant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie, Zanzibar s’est imposée pendant des siècles comme un point stratégique du commerce régional.
Une île au cœur des routes commerciales
Dès l’Antiquité, les marchands arabes, perses et indiens accostent sur l’île pour échanger des épices, de l’ivoire et d’autres ressources.
Au fil du temps, Zanzibar devient un véritable carrefour commercial, où se mêlent différentes cultures et influences. Cette position stratégique explique en grande partie la richesse culturelle que l’on retrouve encore aujourd’hui sur l’île.
L’influence arabe et le sultanat d’Oman
Au XIXe siècle, Zanzibar passe sous l’influence du sultanat d’Oman.
Le sultan Saïd ben Sultan y installe même sa capitale, faisant de Zanzibar un centre politique et économique majeur.
C’est à cette période que se développe la culture du clou de girofle, qui contribue fortement à la richesse de l’île. L’architecture, la religion et certaines traditions locales portent encore aujourd’hui cette empreinte arabe.
Une histoire marquée par le commerce des esclaves
Zanzibar a également été l’un des principaux centres du commerce d’esclaves en Afrique de l’Est.
Pendant plusieurs décennies, des milliers de personnes ont transité par l’île avant d’être envoyées vers le Moyen-Orient ou d’autres régions.
Aujourd’hui, certains lieux comme l’ancien marché aux esclaves, situé à Stone Town, témoignent de cette période sombre et font partie des visites marquantes de l’île.
Colonisation et indépendance
À la fin du XIXe siècle, Zanzibar devient un protectorat britannique.
L’île reste sous influence britannique jusqu’en 1963, date de son indépendance, rapidement suivie d’une révolution qui marque un tournant majeur dans son histoire politique.
Zanzibar s’unit ensuite avec le Tanganyika pour former la Tanzanie, tout en conservant une certaine autonomie.
Une identité unique aujourd’hui
Aujourd’hui, Zanzibar est le reflet de toutes ces influences.
L’île mêle héritage africain, arabe et indien, que ce soit dans l’architecture, la cuisine, la langue (le swahili) ou les traditions.
Cette diversité culturelle contribue largement à l’expérience de voyage, bien au-delà des plages.
Les différentes zones de Zanzibar : où aller selon son voyage
C’est la décision la plus importante à prendre avant de partir. Selon la zone choisie, l’expérience peut être radicalement différente, et le choix d’un hébergement mal positionné est l’une des premières sources de déception sur l’île.
Le nord – Nungwi et Kendwa
Le nord de Zanzibar correspond à l’image la plus “carte postale” de l’île.
- eau turquoise accessible toute la journée
- très peu d’impact des marées
- plages faciles pour la baignade
C’est la zone la plus confortable si l’objectif est simple : profiter de la mer sans contrainte.
L’ambiance y est également plus développée, avec davantage d’hébergements, de restaurants et d’activités.
Distance depuis l’aéroport : 1h15 à 1h30
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A privilégier si |
La contrepartie |
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La baignade est un critère central Le séjour est court L’idée est de se reposer sans trop se déplacer |
Zone plus fréquentée Ambiance moins locale |

La côte Est : lagons, marées et paysages changeants
La côte Est offre une expérience très différente.
Ici, les marées structurent complètement le paysage :
- à marée haute, l’eau est calme et peu profonde
- à marée basse, la mer se retire parfois très loin
Cela crée des paysages spectaculaires, mais aussi des contraintes.
L’ambiance est plus détendue, avec une forte présence de voyageurs indépendants et de spots de kitesurf.
Distance depuis l’aéroport : 50 minutes à 1h15
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A privilégier si |
La contrepartie |
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L’intérêt porte sur les paysages et l’ambiance L’objectif n’est pas uniquement la baignade Une atmosphère plus calme et étendue est recherchée |
Baignade dépendante des marées Distances importantes entre les lieux |

L’ouest : Stone Town et la dimension culturelle
C’est ici que l’on retrouve :
La mer y est moins mise en avant que sur les autres côtes, mais l’intérêt est ailleurs.
Afin de le prévoir dans votre itinéraire, 1 à 2 nuits suffisent. C’est parfait en début ou en fin de séjour.
C’est une étape importante pour comprendre l’île sans forcément y rester longtemps.

Le sud : plus sauvage et moins fréquenté
Le sud de Zanzibar est plus discret, mais offre une autre vision de l’île.
- ambiance plus calme
- plages moins fréquentées
- rythme plus lent
Certaines zones, comme Michamvi, sont connues pour leurs couchers de soleil, plus rares sur le reste de l’île.
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A privilégier si |
La contrepartie |
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L’objectif est de s’isoler Une atmosphère plus paisible est recherchée |
Moins d’infrastructures Moins d’activités organisées |

Comment choisir sa zone à Zanzibar ?
Les marées : le point le plus sous-estimé
C’est probablement la chose la plus importante à comprendre avant de choisir où séjourner. Sur la majeure partie de la côte est de Zanzibar, les marées sont marquées : l’amplitude peut atteindre deux à trois mètres entre marée haute et marée basse. Concrètement, cela signifie qu’à certaines heures de la journée, la mer peut être à plusieurs centaines de mètres du bord.
Ce n’est pas rédhibitoire. Beaucoup de voyageurs apprécient ce rythme et s’y adaptent sans difficulté. Mais si la baignade à n’importe quelle heure est un critère non négociable, le nord est clairement la meilleure option.
Les distances : plus longues qu’on ne pense
Zanzibar fait environ 90 km du nord au sud. Sur une carte, ça paraît peu. Sur les routes de l’île, souvent étroites, parfois défoncées, toujours animées, compter systématiquement plus longtemps que prévu.
Les temps de trajet indicatifs depuis l’aéroport :
- Stone Town : 10 à 15 minutes
- Paje (côte est) : 50 minutes à 1h
- Jambiani (côte est) : 1h à 1h15
- Nungwi (nord) : 1h15 à 1h30
- Michamvi (sud-est) : 1h à 1h30
Entre deux zones (par exemple Paje et Nungwi) : compter 1h30 à 2h. Changer de zone en milieu de séjour est tout à fait envisageable, mais ça mérite d’être planifié.
Comment se déplacer
Les transferts privés organisés par les hébergements sont la solution la plus utilisée et la plus pratique. Les prix sont raisonnables (comptez 15 à 30 USD pour la plupart des trajets).
Les taxis locaux sont également disponibles mais moins fiables sur les longues distances.
Les dala-dalas (transports collectifs) existent et permettent de voyager pour quelques centaines de shillings, mais ils sont lents, bondés et peu adaptés avec des bagages.

Que faire à Zanzibar : les incontournables honnêtes
Se perdre dans Stone Town
Stone Town n’est pas une case à cocher. C’est une ville qui se vit lentement, dans laquelle on entre et on sort au fil des ruelles sans vraiment savoir où on va. L’architecture est saisissante : des bâtiments en corail, des portes en bois sculpté ornées de clous en laiton (la taille et le nombre de clous indiquaient historiquement la richesse du propriétaire), des balcons en surplomb de ruelles si étroites qu’on pourrait presque se toucher d’un trottoir à l’autre.
Les incontournables côté culture :
- L’ancien marché aux esclaves et le mémorial souterrain : sobre, pudique, nécessaire.
- La Maison des Merveilles (Beit el-Ajaib), ancienne résidence du sultan, dont la façade reste l’un des plus beaux bâtiments de la ville.
- Le fort arabe, du VIIe siècle, aujourd’hui transformé en centre culturel.
- Le marché de Darajani, bruyant et vivant, où la vie locale passe à côté des circuits touristiques.
Le soir venu, le marché de nuit de Forodhani, sur le front de mer, est une expérience en soi. Des stands de street food, du poulpe grillé, des samossas, de la canne à sucre pressée. On mange avec les pieds dans le sable pour trois fois rien.
Pour qui : tout le monde, sans exception. 1 à 2 nuits suffisent.
Erreur fréquente : vouloir visiter Stone Town en demi-journée en arrivant de l’aéroport. La ville mérite une vraie nuit sur place pour la voir s’animer le soir.

La Spice Tour – à faire si ça vous parle vraiment
Zanzibar doit son surnom « d’île aux épices » à son histoire de production de clous de girofle, vanille, cannelle, muscade, cardamome. Les spice tours proposés depuis Stone Town sont des visites guidées de plantations agricoles, à 30-45 minutes de la ville.
Honnêtement : c’est une expérience très touristique dans sa forme. Les groupes se succèdent, les guides ont souvent un discours répété. Mais si la visite est bien choisie, petit groupe, guide passionné, on apprend beaucoup sur l’histoire économique de l’île et sur les plantes elles-mêmes. Goûter la vanille directement sur la gousse ou le clou de girofle frais, ça reste une expérience mémorable.
- Durée : 2 à 3 heures.
- Prix : 20 à 35 USD par personne.
- Depuis Stone Town : prévoir un transfert (environ 45 min aller).
- Verdict : à faire si la culture et l’histoire vous intéressent. Dispensable pour ceux qui ne cherchent que du balnéaire.

Snorkeling à Mnemba : le meilleur spot de l’île
Mnemba est un atoll privé situé à 3 km au nord-est de Zanzibar. L’île elle-même n’est accessible qu’aux clients de l’unique lodge qui s’y trouve (un &Beyond très luxueux). Mais le récif corallien qui l’entoure, lui, est accessible à tous en excursion bateau.
C’est objectivement le meilleur spot de snorkeling de l’île. Le récif est peu profond (2 à 4 mètres), coloré, encore bien préservé dans ses zones les moins fréquentées. On y croise facilement des poissons-clowns, des chirurgiens bleus, des idoles des Maures, des tortues marines si on a de la chance. La visibilité est généralement excellente.
- Accès : depuis Nungwi ou Matemwe (20 à 30 min en bateau), ou depuis Paje/Jambiani (1h30-2h de route + bateau).
- Prix : entre 40 et 80 USD par personne selon l’opérateur et le programme.
Ce qu’il faut savoir : la qualité des excursions varie énormément. Certains bateaux sont surchargés, 15 à 20 personnes dans un petit boutre, ce qui nuit à l’expérience et aux coraux. Privilégiez les petits groupes (8 personnes maximum), demandez à voir le bateau avant de partir, et évitez les offres les moins chères qui correspondent souvent aux bateaux les plus bondés.
Sur les dauphins : beaucoup d’excursions incluent une observation des dauphins en option. Certaines pratiques locales sont problématiques : bateaux qui poursuivent les animaux, touristes qui sautent dans l’eau au milieu des cétacés. Si vous choisissez cette option, exigez clairement un prestataire qui pratique l’observation passive sans poursuite.

La forêt de Jozani : le seul site naturel terrestre
À une quarantaine de minutes au sud de Stone Town, Jozani est la seule vraie forêt de Zanzibar. C’est l’habitat du colobe rouge de Zanzibar, un singe endémique de l’île, qu’on ne trouve nulle part ailleurs. La visite est encadrée par un guide et dure environ 2h : marche dans la forêt primaire, observation des singes (souvent à portée de quelques mètres, ils sont habitués aux visiteurs), puis promenade dans la mangrove sur un chemin de bois.
C’est un des rares endroits de Zanzibar où on est vraiment dans la nature terrestre plutôt que face à la mer. Simple, bien organisé, jamais envahissant. L’entrée est de 10 USD.
Pour qui : tout le monde. Particulièrement adapté aux enfants et aux voyageurs qui veulent sortir un moment de la plage.
À savoir : prévoir de l’anti-moustiques : la forêt et la mangrove en sont pleines, surtout en fin de matinée.

Faire une sortie en dhow au coucher du soleil
Le dhow est le bateau en bois traditionnel des marins de l’océan Indien. À Zanzibar, des sorties en dhow au coucher du soleil sont proposées depuis Stone Town et depuis le nord de l’île ; généralement avec du vin de gingembre ou du rhum à la noix de coco, et un équipage qui met la voile quand le vent le permet.
C’est une expérience simple, pas extraordinaire sur le papier, mais souvent très belle dans les faits. La lumière du coucher de soleil sur l’eau, le bois du bateau qui grince, les lumières de Stone Town qui s’allument au loin. Une heure qui ralentit vraiment.
Prix : 25 à 40 USD par personne. Disponible depuis la plupart des zones côtières.

Nakupenda (banc de sable) – joli mais à relativiser
Nakupenda est un banc de sable qui émerge à marée basse au large de Stone Town. Les excursions y déposent les voyageurs pour quelques heures de baignade dans une eau cristalline, au milieu de nulle part.
Honnêtement : le lieu est beau, mais le format de l’excursion (bateau bondé, banc de sable couvert de touristes, déjeuner sur le pouce) atténue sérieusement le charme. Si vous faites déjà d’autres sorties en mer, Nakupenda n’est pas indispensable. Si c’est votre seule activité nautique depuis Stone Town, ça vaut le coup.
Attention : le banc de sable disparaît à marée haute ; certains groupes ont été déçus d’arriver et de trouver le spot déjà sous l’eau. Vérifiez les horaires de marée avant de réserver.

Itinéraires à Zanzibar
Zanzibar se prête bien à un séjour d’environ une semaine, permettant de combiner plusieurs ambiances sans multiplier les déplacements.
Arrivée
Culture
Transfert
Snorkeling
Aéroport
Arrivée + Forodhani
Culture + Dhow
Paje / Jambiani
Nungwi / Kendwa
Aéroport
Quand partir à Zanzibar ?
Zanzibar est dans l’océan Indien, proche de l’équateur. Il fait chaud toute l’année : entre 25 et 32°C selon la saison. La vraie variable, c’est la pluie et l’humidité.
Juin à octobre – la saison sèche, la meilleure période Temps stable, humidité modérée, vents alizés réguliers (excellent pour le kitesurf). La mer est calme. C’est aussi la haute saison : hébergements plus chers et plus vite complets, notamment dans le nord. À réserver à l’avance pour les bonnes adresses.
Décembre à février – chaud mais agréable La chaleur est plus marquée (jusqu’à 32-33°C), mais la mer est généralement calme et la visibilité sous-marine excellente. Moins de monde qu’en haute saison. Bonne période pour le snorkeling et les activités nautiques.
Mars à mai – les grandes pluies C’est la saison des pluies principale à Zanzibar. Des averses quotidiennes, parfois longues, une humidité élevée, et certains hébergements qui ferment ou réduisent leur activité. À éviter sauf budget très serré ou forte tolérance à la pluie.
Novembre – les petites pluies Une courte saison des pluies, moins intense que mars-mai. Les prix baissent, les touristes se raréfient. Option intéressante pour les voyageurs flexibles qui cherchent une Zanzibar moins fréquentée.
Le conseil des Voyageries : si vous combinez avec un safari en Tanzanie, laissez le Serengeti dicter la période et Zanzibar s’adaptera facilement — il n’y a pas vraiment de mauvaise saison ici, juste des compromis différents.

Où loger à Zanzibar ?
À Zanzibar, le choix de la zone est plus important que le choix de l’hôtel. Un lodge exceptionnel mal placé (plage innaccessible, marées trop marquées, trop loin de tout) sera une déception, quand une guesthouse modeste bien positionnée peut offrir un séjour mémorable.
Règle numéro un : vérifier les conditions de baignade de l’hébergement avant de réserver. « Vue sur mer » ne signifie pas « bord de mer baignable ».
Ce qu’il faut vérifier :
- L’impact des marées sur la plage de l’hôtel (demandez directement)
- La distance aux restaurants et activités si vous ne voulez pas être dépendant de la navette
- Ce qui est inclus ou non (les petits déjeuners, les activités, les transferts font vite monter la note)
Choisir sa zone en un coup d’œil
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Objectif du séjour |
Zone recommandée |
Pourquoi |
|---|---|---|
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Se baigner facilement toute la journée |
Nord (Nungwi, Kendwa) |
Peu de marées, eau accessible en continu |
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Profiter de paysages changeants |
Est (Paje, Jambiani) |
Lagons, marées, ambiance plus naturelle |
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Découvrir l’histoire et la culture |
Stone Town |
Centre historique, immersion locale |
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Rechercher du calme |
Sud (Michamvi, Kizimkazi) |
Moins fréquenté, atmosphère plus paisible |
Dans le nord : large choix allant des petits bungalows à des boutique hotels de charme. Comptez entre 60 et 250 USD par nuit selon le standing. Les adresses de qualité se remplissent vite en juillet-août.
Sur la côte est : des guesthouses tenues par des familles locales (30 à 80 USD) aux lodges plus confortables (100 à 200 USD). L’ambiance est généralement plus authentique que dans le nord.
À Stone Town : hôtels en maisons historiques restaurées, souvent charmants, rarement très grands. Idéal pour 1 à 2 nuits. Entre 50 et 180 USD la nuit.
Au sud : peu d’options, mais quelques adresses exclusives et très calmes pour ceux qui veulent de l’isolement.
Conseils pratiques pour visiter Zanzibar
Zanzibar est une destination relativement simple à organiser, mais certaines spécificités peuvent surprendre une fois sur place. (👉Faire son sac pour Zanzibar)
Anticiper ces quelques points permet d’éviter les incompréhensions et de profiter pleinement du séjour.
La tenue vestimentaire
Zanzibar est majoritairement musulmane. Dans les villages, à Stone Town et en dehors des plages, porter des tenues couvrantes est une marque de respect élémentaire, épaules et genoux couverts. Sur les plages, les codes sont plus souples, mais gardez à l’esprit que vous êtes sur une île dont les valeurs méritent d’être respectées.
L’argent
Les paiements en carte bancaire ne sont pas systématiques, surtout dans les petites guesthouses et les restaurants locaux. Prévoir du cash : shillings tanzaniens ou dollars américains récents (les billets froissés ou anciens sont parfois refusés). Les distributeurs existent à Stone Town mais peuvent être hors service.
La santé
Comme pour l’ensemble de la Tanzanie, le paludisme est présent à Zanzibar. Un traitement anti-paludéen est indispensable. Consulter un médecin du voyage au moins 4 à 6 semaines avant le départ.
Les moustiques
Particulièrement présents en soirée, dans la végétation et près de la mangrove. Répulsif, vêtements couvrants le soir, et moustiquaire si l’hébergement n’en fournit pas. (Le traitement pour le paludisme est obligatoire avant de partir)
Le soleil
Intense, même par temps nuageux. Crème solaire haute protection, chapeau, hydratation régulière. La réverbération sur l’eau et le sable amplifie l’exposition.
La langue
Le swahili est la langue locale. Quelques mots appris (jambo pour bonjour, asante pour merci, karibu pour bienvenue) sont toujours appréciés et ouvrent des sourires immédiats.
Quel budget pour un voyage à Zanzibar ?
Zanzibar reste plus accessible que les Maldives ou les Seychelles pour un niveau de qualité balnéaire comparable. Mais les écarts entre les budgets sont importants selon les choix.
| Poste | Budget serré | Confort | Haut de gamme |
|---|---|---|---|
| Hébergement par nuit |
30–60 € | 80–160 € | 200 €+ |
| Repas par jour |
10–20 € | 25–45 € | 60 €+ |
| Activités par sortie |
20–35 € | 40–70 € | 100 €+ |
| Transports par trajet |
10–20 € | 25–40 € | 50 €+ |
Ce qui peut faire déraper le budget :
- Les transferts entre zones si vous changez plusieurs fois de secteur
- Les excursions en mer, qui s’accumulent vite (snorkeling, dhow, Nakupenda…)
- Les hébergements du nord en haute saison (juillet-août), qui pratiquent des tarifs proches de la Méditerranée haut de gamme
Ce qui reste bon marché : manger local (les restaurants swahilis proposent d’excellents repas pour 5 à 10 USD), se déplacer en dala-dala sur les courts trajets, acheter épices et souvenirs sur le marché de Darajani plutôt que dans les boutiques touristiques.

Comment intégrer Zanzibar dans un voyage en Tanzanie ?
Zanzibar fonctionne comme une extension naturelle après un safari ou une ascension du Kilimandjaro. C’est d’ailleurs la combinaison la plus pratiquée par les voyageurs qui viennent en Tanzanie.
Après un safari (Serengeti, Ngorongoro, Tarangire)
Le contraste est saisissant et bienvenu.
Après plusieurs jours à rouler dans la savane avec un rythme de lever à 6h et de game drives intenses, Zanzibar offre exactement l’opposé : lenteur, mer, silence relatif.
La plupart des circuits terminent à Arusha ou Dar es Salaam, et un vol domestique vers Zanzibar ne dure que 20 minutes depuis Dar.
Après le Kilimandjaro
Plusieurs jours de trekking en altitude, les genoux sollicités, le corps fatigué — Zanzibar est parfaite pour récupérer. La mer chaude, l’absence de dénivelé et le rythme de l’île font le reste.

Comment rejoindre Zanzibar depuis le continent :
Depuis le continent, plusieurs options existent :
- Vol depuis Dar es Salaam : 20 minutes, plusieurs liaisons par jour avec Coastal Aviation, Air Tanzania, Precision Air Vol
- Depuis Arusha : vols directs disponibles (environ 1h15)
- Ferry depuis Dar es Salaam : 2h, moins cher mais plus long et parfois agité en cas de houle
Le vol reste généralement la solution la plus simple et la plus utilisée.
Exemple d’itinéraire Tanzanie + Zanzibar
Sur 10 à 14 jours :
- Jours 1-5 : safari nord tanzanien (Serengeti + Ngorongoro)
- Jour 6 : vol Arusha ou Serengeti → Zanzibar
- Jours 7-11/12 : Zanzibar (Stone Town + côte est ou nord)
L’avis des Voyageries sur Zanzibar
Zanzibar mérite d’être visitée deux fois dans sa tête : une première fois avec l’image qu’on en a, et une deuxième fois avec la réalité de ce qu’elle est.
La réalité est souvent plus belle que l’image, mais différemment. Le lagon à marée basse avec ses algues et ses femmes qui travaillent n’a rien à voir avec la carte postale. Et pourtant c’est ça, Zanzibar. La vraie. Celle dont on se souvient longtemps après les photos.
Ce qu’on retient toujours, c’est Stone Town. La densité de l’endroit, son histoire portée dans chaque façade, le marché de Forodhani la nuit avec des brochettes qu’on mange debout en regardant les bateaux sur la mer. On y retournerait demain.
Et Mnemba. Cette heure passée dans l’eau avec un masque, au-dessus d’un récif coloré, à regarder des poissons-clowns nager entre les coraux, avec personne autour. Ces moments-là valent le voyage.
