Les plus belles plages des Philippines : lesquelles choisir vraiment ?
Les Philippines ont des milliers de plages. Certaines sont sur toutes les listes depuis dix ans, d’autres n’ont pas encore de nom officiel.
Certaines sont bondées de touristes à 10h du matin, d’autres sont encore désertes à midi. Et certaines qui ressemblent à des cartes postales depuis un bateau deviennent décevantes à marée basse.
Ce n’est pas un classement des « plus belles » au sens absolu : ça n’existe pas.
C’est une sélection honnête des plages qui valent vraiment le voyage, organisée par profil : plages pour se baigner tranquillement, plages pour la photographie, plages pour le snorkeling, plages secrètes, plages surcotées. Avec, pour chacune, ce qu’on ne trouve pas dans les articles qui ne font que lister des noms.
Ce qu’il faut comprendre avant de choisir
Aux Philippines, toutes les plages ne se valent pas selon ce qu’on cherche, et beaucoup déçoivent pour une raison simple : la marée.
Sur la côte est de Palawan (El Nido, Port Barton), la mer se retire de plusieurs centaines de mètres à marée basse. La « plage » qu’on a vue en photo peut être de la vase à l’heure où on arrive. Sur la côte ouest et sur les îles des Visayas, ce phénomène est moins marqué.
Avant de partir vers une plage : vérifier les horaires de marée. Des applications comme Tide Chart ou WillyWeather donnent les horaires précis par localisation.
Ce que « belle » veut vraiment dire : sable blanc, eau turquoise, cocotiers. Soit. Mais la qualité de l’eau (propre ou turbide), la facilité d’accès, la fréquentation, le cadre autour ; tout ça compte autant que la couleur du sable.
Les plages incontournables : celles qui méritent vraiment le détour
Nacpan Beach (El Nido, Palawan) : la plus belle plage de sable
Nacpan est la réponse à la question « quelle est la plus belle plage de Palawan ? », et souvent de tout l’archipel pour ceux qui l’ont vue. Quatre kilomètres de sable doré bordés de cocotiers, une eau turquoise accessible en toutes circonstances (la plage est orientée nord et moins affectée par les marées que les plages est de Palawan), et presque personne dessus.
Elle est à 45 minutes de scooter au nord d’El Nido par une route partiellement cahoteuse. Cette distance est sa meilleure amie ; elle filtre les touristes pressés. Le matin tôt, avant 9h, on peut avoir ces quatre kilomètres presque pour soi.
Ce qu’on y fait : se baigner, marcher longtemps, manger des crevettes fraîches grillées dans un des petits stands en bord de plage.
Ce qu’il faut savoir : pas d’hébergement directement sur la plage (seulement quelques paillottes). Se préparer à y passer la journée avec ses provisions — ou compter sur les stands locaux.
Pour qui : ceux qui veulent la plage de sable la plus longue et la plus belle de Palawan sans foule.

Malcapuya Island (Coron, Palawan) : la perfection insulaire
Malcapuya est ce qu’on imagine quand on pense « île tropicale parfaite ». Une île minuscule entourée de sable blanc comme du talc et d’une eau si transparente qu’on voit le fond à plusieurs mètres par beau temps.
Accessible uniquement en bangka depuis Coron (1 heure), elle est incluse dans certains tours de l’île mais reste peu fréquentée comparée aux lagons de Kayangan.
La différence avec les autres plages de Coron : ici, on peut vraiment se baigner depuis la plage ; pas besoin de prendre un bateau pour trouver de l’eau. C’est une plage de baignade, pas seulement une plage de photo.
Ce qu’il faut savoir : pas d’infrastructure sur l’île ; emporter eau, nourriture et cash. Droits d’entrée à régler en arrivant. Partir tôt pour avoir la plage avant les autres bateaux.
Pour qui : ceux qui cherchent la plage de sable blanc insulaire la plus pure de Palawan, sans l’effervescence d’El Nido.

Seven Commandos Beach (El Nido, Palawan) : la plus photogénique
Seven Commandos est une des plages les plus photographiées de Palawan, et pour une bonne raison. Elle est accessible depuis El Nido en bangka (20 minutes), le sable est immaculé, et les cocotiers s’inclinent exactement comme ils le devraient. C’est la plage-déjeuner du Tour A d’El Nido.
Ce qu’elle n’est pas : une plage tranquille. À 11h, quand tous les tours de la journée y arrivent en même temps, l’ambiance est celle d’un service de restaurant sur la plage. Mais en arrivant tôt (avant les tours collectifs, avec un tour privé), c’est une des plus belles plages de la région.
Pour qui : ceux qui veulent la plage de carte postale d’El Nido, de préférence avec un tour privé.

Alona Beach (Panglao, Bohol) : la plage hub
Alona n’est pas la plus belle plage des Philippines. C’est la plage la plus pratique de Bohol : 1,5 km de sable blanc avec une eau accessible, des restaurants alignés sur le sable, des centres de plongée, et des hébergements pour tous les budgets à 5 minutes à pied.
Elle est bondée. Pas désagréable, animée. Le matin tôt ou en fin d’après-midi, elle retrouve quelque chose de beau. En milieu de journée, c’est la plage préférée des touristes de Bohol.
Ce qu’on y fait : base de camp pour explorer Bohol. Snorkeling (formations coralliennes à 10 minutes de bangka), courses de plongée, organisation des excursions vers Balicasag.
Pour qui : ceux qui veulent une plage fonctionnelle avec de l’animation et des options. Pas pour ceux qui cherchent la tranquillité.

Paliton Beach (Siquijor) : la plage oubliée
Paliton est probablement la plus belle plage des Visayas dont personne ne parle vraiment. Sur la côte ouest de Siquijor (20 minutes de tricycle depuis le centre), elle est entourée de palmiers géants, le sable est blanc et fin, et l’eau est d’une couleur qui varie entre turquoise et vert émeraude selon l’heure.
Elle est vide en journée. Presque exclusivement occupée par des locaux qui viennent le soir pour le coucher de soleil (Siquijor est orientée ouest). Des stands de street food s’installent en soirée ; l’occasion de manger local sur une des plus belles plages du pays.
Ce qu’il faut savoir : pas d’infrastructure en journée. Pas d’ombrageurs à louer, pas de restos. Emporter tout ce qu’il faut. La plage est parfaite pour ceux qui acceptent ça.
Pour qui : ceux qui font Siquijor et qui veulent la plage la plus belle et la moins fréquentée de l’île.

Long Beach (San Vicente, Palawan) : la plus longue
Avec 14 kilomètres de sable blanc, Long Beach est la plus longue plage des Philippines, et une des moins développées pour sa taille. Elle est sur la municipalité de San Vicente, entre Puerto Princesa et Port Barton, et reste très peu connue hors des voyageurs qui la découvrent par hasard en faisant la route.
Pas de resort alignés, pas de restaurants en bord de mer, peu de monde. Juste 14 kilomètres de sable blanc avec la jungle derrière et la mer de Chine méridionale devant. C’est brut, c’est magnifique, et ça ne ressemble à rien d’autre à Palawan.
Ce qu’il faut savoir : le développement touristique commence à arriver (quelques resorts ouvrent progressivement). Y aller avant que ça change vraiment.
Pour qui : les voyageurs qui font le trajet Puerto Princesa → Port Barton et qui ont une journée de marge.

Naked Island (Siargao) : la plus improbable
Naked Island n’est pas une plage au sens classique : c’est un banc de sable émergé au milieu du Pacifique, sans végétation, sans ombre, sans rien. Juste du sable blanc entouré d’eau turquoise à 360 degrés.
Siargao est par contre, le paradis des surfers, si vous avez envie de toucher des vagues, c’est LA destination.
Ce n’est pas une plage pour s’installer. C’est une plage pour se dire « ça existe vraiment » et prendre des photos. L’arrivée en bangka depuis General Luna – avec l’île qui apparaît progressivement comme une ligne blanche posée sur l’eau – est une des sensations visuelles les plus fortes d’un voyage à Siargao.
Pour qui : tout le monde qui fait l’island hopping depuis Siargao. L’escale dure 30-45 minutes, juste ce qu’il faut.

Les plages surcotées : l’honnêteté s’impose
White Beach (Boracay) : à éviter sauf si on cherche une station balnéaire
Boracay est la plage la plus connue des Philippines. Son sable est effectivement exceptionnel : très blanc, très fin, avec une consistance poudreuse rare. L’eau est belle. Et c’est à peu près tout ce qui mérite d’être dit sans ambiguïté.
White Beach est une station balnéaire développée à l’extrême. Des centaines d’hôtels et de restaurants se succèdent en bord de plage sur 4 kilomètres, des activités motorisées perturbent la tranquillité de la baignade, et la fréquentation est telle que « trouver sa place » sur la plage en haute saison relève de l’exploit.
Pour qui ça peut quand même valoir le coup : ceux qui cherchent une infrastructure complète (spas, restos gastronomiques, discothèques, water sports), ceux qui voyagent avec des enfants et ont besoin de tout sur place, et ceux qui ne vont aux Philippines que pour le balnéaire pur.
Pourquoi on ne la met pas dans notre top : pour ceux qui viennent aux Philippines pour la beauté naturelle et l’authenticité, Boracay n’est pas la réponse.


La plage d’El Nido town : à ignorer complètement
La plage en ville d’El Nido est polluée par les bateaux qui y transitent toute la journée. On ne se baigne pas à El Nido town. On loge à Corong Corong (à 2 km) pour avoir accès à une vraie plage.
Comment choisir selon son profil ?
L’avis des Voyageries
Il y a une chose qu’on aimerait dire à tous ceux qui arrivent aux Philippines avec une liste de plages à cocher : la plus belle plage n’est pas celle qui est sur les photos. C’est celle qu’on a trouvé au bout d’une piste de scooter un mardi matin, sans personne, avec juste le bruit des vagues.
Les Philippines sont encore un pays où ça se passe. Où on prend la route en scooter sans destination précise et on tombe sur une crique sans nom qui est plus belle que Nacpan. Où on demande au propriétaire de sa guesthouse où il va se baigner lui, et il indique un endroit qui n’est sur aucune carte.
Ce guide donne les meilleures plages connues. Mais gardez de la place dans votre itinéraire pour les inconnues !
